Dimanche 7 décembre 7 07 /12 /Déc 00:47



Le dernier grand maître des templiers, Jacques de Molay fut condamné à être brûlé vif par le tribunal de l’Inquisition pour être revenu sur ses aveux prononcés devant Dieu. Après sept ans de cachot, apprenant qu’il était condamné à la détention à perpétuité pour hérésie, il avait en effet nié avoir contesté la pureté et l’innocence du Temple, affirmant que ses aveux lui avaient été arrachés sous la torture. Sur le bûcher, le 18 mars 1314, il cria, au milieu des flammes : « Clément, juge inique et cruel bourreau, je t’ajourne à comparaître, dans quarante jours, devant le tribunal du Souverain Juge. Chevalier Guillaume ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste jugement ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races. »

Depuis son exécution, nombreuses ont été les chroniques qui n’accordaient aucun crédit à la prédiction de Jacques de Molay. En 1805, dans Les Templiers, François Raynouard écrit : « Peut-être l’événement de la mort du pape et de celle du roi, qui survécurent peu de temps au supplice du grand-maître, fut-il l’occasion de répandre ces bruits populaires. » Jean de Sismondi a le même avis : « C’est un récit arrangé d’après l’événement. » Jacques-Barthélemy Salgues assure en tout cas : « Ce fait n’est appuyé sur aucun monument authentique, et les historiens les plus dignes de foi n’en parlent point. » Quant au philologue et humaniste flamand du XVIe siècle Juste Lipse, il affirme que ce n’est pas Jacques de Molay, sur son bûcher, à Paris, qui convoqua Clément et Philippe devant le tribunal suprême, mais un templier napolitain brûlé à Bordeaux.


Extrait du Petit dictionnaire des grandes phrases de l’Histoire (Henri Pigaillem, City éditions, 2008).

A bientôt et portez-vous bien !



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